Partager l'article ! Entrée au postulat, jeudi 10 septembre 2009, 17h45: C'est le jeudi 10 septembre qu'une célébration dans la chapelle du Likès s'est tenue pour ...
C'est le jeudi 10 septembre qu'une célébration dans la chapelle du Likès s'est tenue pour officialiser mon entrée au postulat. En voici le livret accompagné de
photos. Un verre de l'amitié a été offert ainsi qu'un repas.
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Chant d’entrée « Baptisés dans la lumière de Jésus »
1 - Baptisé dans la lumière de
Jésus,
Tu renais avec lui du tombeau.
Tu renais avec lui du tombeau.
Pour que s´éclaire chacune de tes nuits,
Dieu te prend aujourd´hui par la main :
Tu es son enfant bien-aimé.
4 - Baptisé dans le Royaume de Jésus,
Tu inventes avec lui ton chemin.
Tu inventes avec lui ton chemin.
Pour que tu cherches les sources de la vie,
Dieu te donne son peuple choisi :
Tu es son enfant bien-aimé.
Mot d’accueil Frère André Jacq
Bonsoir!
Ce soir, le Seigneur se sert de Christophe pour nous rassembler.
Christophe m'a demandé de vous accueillir et de donner en quelques mots le sens de cette célébration.
Soyez les bienvenus dans cette chapelle, vous toutes et vous tous qui avez répondu à son invitation.
Nous sommes également unis à ceux qui auraient bien voulu être là mais qui ne le peuvent pas pour différentes raisons et je pense en particulier à la maman et au frère de christophe qui travaillent.
Depuis plusieurs années déjà, Christophe réfléchit à l'orientation qu'il veut donner à sa vie. C'est le lot de chacun, et pas seulement celui des élèves et des étudiants que de réfléchir à son orientation. Bien sûr celle-ci concerne les études, le métier, mais au delà c'est toute notre existence qui est en jeu avec le sens que nous voulons lui donner.
Donner du sens, construire du sens c'est le travail de toute une existence.
Christophe, je me souviens de t'avoir accueilli, avec Marie-Thérèse et Joël, il y a une dizaine d'années à Vannes pour une série de sessions de formation destinée aux jeunes enseignants des établissements Lasalliens. Durant ces 5 semaines, tu as découvert Jean-Baptiste de La Salle qui t'a fortement impressionné par son itinéraire, ses intuitions pédagogiques, éducatives, spirituelles. Et puis il y a eu, en guise d'approfondissement ces voyages à Rome, à Reims... tu t'en souviens?
Petit à petit je crois que Jean-Baptiste de La Salle a donné un sens nouveau à ton métier d'enseignant et d'éducateur. Au cœur même de sa pédagogie, de son regard sur les jeunes, tu as découvert aussi une spiritualité, c'est à dire une manière de vivre l'Evangile dans l'exercice de ta profession.
Tu as pris des engagement significatifs au service des jeunes. Ton engagement dans le SEMIL. Ta participation aux dernières journée mondiales de la jeunesse à Sydney et le séjour qui a suivi aux Philippines ont été des moments forts pour toi. Ta collaboration à l'animation pastorale du lycée, la journée de l'engagement...
d'années en années, tu as tissé des relations avec les lasalliens, frères et laïcs, fréquentant les frères des écoles chrétiennes, tu t'es laissé interpeler, te disant pourquoi pas moi?
Et voilà qu'aujourd'hui tu décides de postuler à la vie de frère.
Tu fais le choix d'accomplir un pas supplémentaire, de franchir une étape en direction des frères. Après avoir séjourné quelques jours dans diverses communautés, tu veux expérimenter davantage leur vie communautaire. Et les frères du Likès sont heureux de t'accueillir au sein de la communauté pour partager leur vie tout au long de cette année scolaire.
Tu fais un choix libre et longuement réfléchi. Il ne t'engage pas définitivement bien sûr à l'égard des frères. Il te met en situation de poursuivre ta réflexion en toute liberté, de discerner ce à quoi Dieu t'appelle.
Dans un instant nous entendrons proclamer cette parole réconfortante des disciples de Jésus à l'aveugle Bartimée: « confiance, lève-toi, il t'appelle! »
Avec toi, ce soir, nous demandons au Seigneur qu'il continue à t'éclairer et qu'il aide tes collègues de travail, tes amis, ta famille et la communauté à t'accompagner dans ton discernement.
Merci christophe de faire de nous les témoins de la recherche qui t'habite.
Que Saint Jean-Baptiste de La Salle continue à être un guide sur ton chemin et un maitre dans l'exercice de ton métier au service des jeunes qui te sont confiés.
Prière d’ouverture
Père Le Sonn
Lecture :
méditation de St J. B de La Salle (202, 3)
Fr. Jacques- Vincent
Votre zèle à l'égard des enfants que vous instruisez serait peu étendu, et n'aurait que peu de fruits et de succès s'il ne se terminait qu'à des paroles; il faut pour le rendre efficace, que votre exemple soutienne vos instructions, et c'est une des principales marques de votre zèle.
C’est la conduite qu’a tenu Notre- Seigneur, de qui il est dit qu’il a commencé par faire et puis qu’il a enseigné et qui dit, parlant de soi à ses Apôtres, après leur avoir lavé les pieds : je vous ai donné l’exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait.
Il est facile de conclure de ces exemples que votre zèle serait fort imparfait à l'égard des enfants dont vous avez la conduite, si vous ne
l'exerciez qu'en les instruisant, mais qu'il deviendra parfait, si vous pratiquez vous-mêmes ce que vous leur enseignez; parce que l'exemple fait beaucoup plus d'impression sur l'esprit et sur le
coeur, que non pas les paroles, principalement sur celui des enfants, qui n'ayant pas encore l'esprit assez capable de réflexion, se forment ordinairement sur l'exemple de leurs maîtres, se
portant plus à faire ce qu'ils leur voient faire que ce qu'ils leur entendent dire, surtout lorsque leurs paroles ne sont pas conformes à leurs actions. MR(202, 3)
|
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
Je me glorifierai dans le Seigneur :
Garde ta langue du mal |
L'ange du Seigneur campe à l'entour
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : |
Evangile de Jésus Christ selon Saint Marc (10, 46-52)
Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi !
»
Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. »
On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »
L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
« Rabbouni, que je voie. »Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. »
Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.
Homélie du père Stéphane Le Sonn
« Confiance, lève-toi, il t’appelle ». Bartimée est appelé à suivre Jésus. C’est le moment de sa vocation. L'aventure de Bartimée, c'est aussi notre histoire à chacun, parce que c'est l'histoire du cheminement de la foi, que nous pouvons résumer brièvement ainsi. Au départ, il y a une situation de souffrance, mais au plus intime montent une attente et un désir. Lorsque l'homme découvre que le Christ passe sur son chemin, il lance un cri vers lui : « Jésus, fils de David, ait pitié de moi »!
Le cri c'est un peu la vie, on n'attend que le bébé crie lorsqu'il naît pour être sûr que sa respiration se mette bien à fonctionner de manière autonome. Il y a aussi les cris liés à la surprise, à l'étonnement : le fameux : 'bouh fais-moi peur » en cas de hoquet. Il y a également les cris de colère. Ceux-là je les aime moins. Je trouve qu'ils font très peu éduqués. Puis il y a les cris de révolte, d'incompréhension. Ces derniers sont importants, essentiels. Le cri fait bien partie de la vie, à l'image de celui entendu dans le récit de ce mendiant aveugle. Crier vers Dieu tant sa joie que son désarroi n'est pas un acte déplacé mais la réalité de ce qui peut nous habiter. Il est appel. Une nécessité nous permettant tout simplement de continuer à respirer. C'est le départ d'une démarche. Survient l'appel de l'Église qui transmet l'appel du Christ. Mais le chemin n'est pas dépourvu d'obstacles, qu'il convient de dépasser par la persévérance. C'est alors l'heure de la décision : il faut opérer un acte de foi, quitter ce qui encombre et s'élancer résolument vers Jésus.
Cette méditation sur la rencontre de Jésus avec Bartimée doit nous conduire à deux choses. D'une part, elle nous invite à relire notre histoire personnelle comme réponse à un appel du Christ transmis par l'Église. D'autre part, elle nous responsabilise pour relayer inlassablement la parole du Seigneur : « Confiance, lève-toi, il t'appelle ! » Nous devons commencer par faire mémoire de notre propre itinéraire. Il s'agit de garder conscience de la manière dont le Christ nous a appelés, et nous souvenir comment cette expérience nous a décidés à le suivre. Ensuite, il nous faut entendre ce que le Seigneur attend de nous. Il requiert que nous soyons attentifs à ceux qui demeurent au bord du chemin. Lui les voit et les entend
Il interdit que notre comportement réprime les cris lancés vers Dieu et étouffe la foi naissante. Positivement, il nous charge d'aller vers les autres pour relayer son appel de manière personnelle : « « Confiance, lève-toi, il t'appelle ! » Il nous révèle enfin comment nous devons nous effacer discrètement pour permettre à chacun des appelés d'entrer en relation personnelle avec le Sauveur et comment nous devons accueillir dans le groupe des disciples tous ceux que le Seigneur appelle à sa suite. Appelés et sauvés, nous recevons pour mission d'être appelants. Le groupe des disciples ne doit pas être un groupe fermé mais une communauté en mouvement, toujours disponible à l'agrégation de membres nouveaux. William Henry Auden, un poète anglais que j'aime beaucoup, plaisantait : «nous sommes ici sur la terre pour faire du bien aux autres. Pourquoi les autres sont-ils ici, je n’en sais rien. »
Nos communautés doivent être les signes de l'amour immense de Dieu quand nous vivons, par exemple, avec des frères et des sœurs que nous n'avons pas choisis et avec qui nous pouvons être en désaccord au sujet de la religion, de la politique et même de la nourriture ! Ils peuvent parfois nous rendre cinglés. Un moine racontait qu'il avait dû écouter un autre moine assis à côté de lui buvant son thé à grand bruit pendant vingt ans ! Une communauté de gens de même mentalité n'est pas un signe du Royaume. C'est juste un signe d’elle-même.
Parmi les disciples, certains sont appelés à une vocation particulière, comme ministres ordonnés ou dans la vie consacrée. Nous savons que la moisson est abondante et que les ouvriers sont trop
peu nombreux. Pourtant il n'est pas certain que nous sachions toujours faire retentir l'appel. Récemment un homme ordonné prêtre à la quarantaine me confiait : « Je ne suis pas une vocation
tardive, mais une réponse tardive. » Au fond de son cœur il y avait en effet un sourd appel à donner sa vie au Christ et à l'Église... mais il attendait qu'on lui fasse signe et que quelqu'un lui
dise : « Confiance, lève-toi, il t'appelle ! » Beaucoup de jeunes ou de moins jeunes sont généreux et disponibles pour le service du Royaume, mais personne ne les a embauchés à la vigne du
Seigneur. Ils attendent qu'on leur exprime clairement que l'on a besoin d'eux. Ils attendent de se sentir soutenus et accompagnés pour répondre. Il est donc urgent que, non sans réflexion
préalable ni sans discernement, et dans le respect de la liberté des personnes, nous sachions relayer inlassablement l'appel du Seigneur : « Confiance, lève-toi, il t'appelle ! »
On m'a dit mille fois qu’on ne peut pas attendre d’un jeune qu’il prenne cet engagement définitif, jusqu'à la mort. Je ne suis absolument pas convaincu, les jeunes aujourd'hui sont généreux. On affirme trop vite que nous ne pouvons pas attendre des jeunes de s'engager plus profondément dans une famille religieuse, comme tu le fais aujourd'hui Christophe, ou de se marier. Mais c'est précisément parce que nous vivons dans une culture d'engagements à court terme que de tels engagements, en gardant toute notre liberté sont un magnifique signe d’espérance. C'est un geste fou, mais nous devons demander aux jeunes de faire des gestes courageux et fous, et croire qu'avec la grâce de Dieu, ils peuvent en vivre.
Notre société est timide et a peur du risque, c’est pourquoi il y a une obsession de santé, actuellement on le voit bien et de sécurité. Nous avons peur d’être trompés ou blessés. Dans l'Église aussi, il y a bien trop de crainte. Quand tu fais la démarche de postuler vraiment à un Ordre religieux, tu ne sais pas quelles choses folles tes frères pourraient te demander. Ils pourraient t'envoyer aux quatre coins du monde ! Mais c'est le courage des martyrs qui a converti l'Empire romain et le courage sera aussi notre meilleur témoignage. Alors, Christophe, « Confiance, lève-toi, il t’appelle ». Trouve le terreau dans lequel tu pourras t’épanouir comme une personne aimante. Et mets ta confiance en Dieu.
Profession de foi baptismale
Nous croyons en Dieu le Père tout- puissant, créateur du ciel et de la terre.
Nous croyons en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
Qui est né de la Vierge Marie, a souffert la passion, a été enseveli,
Est ressuscité d’entre les morts, et qui est assis à la droite du Père.
Nous croyons en l’Esprit Saint, à la Sainte Eglise catholique, à la communion des saints,
au pardon des péchés, à la résurrection de la chair, et à la vie
éternelle. Amen.
Accueil par Fr. Dominique Rustuel, Visiteur pour les frères
de Bretagne

« le postulat est une étape de la formation initiale qui prépare et précède l'entrée au noviciat. Cette étape offre au candidat les moyens de poursuivre son processus de maturation personnelle et d'enrichir sa foi; de discerner l'authenticité de sa vocation à la vie de frère; de mûrir sa décision d'entrer au noviciat en lui permettant une première expérience de la vie consacrée, communautaire et apostolique de l'Institut des Frères des Écoles Chrétiennes. » Article 89
Voilà ce que dit notre texte des Règles de L'Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.
Christophe,
Tu as connu le désir de servir les hommes, le sentiment des besoins du monde et des pauvres, le goût d'enseigner et de faire du bien autour de toi, et tu viens dans l'espoir de réaliser ton idéal dans l'Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.
Tu restes un homme parmi les hommes, mais tu deviens un homme donné.
Pense à ton œuvre d'apostolat, au Christ qui habite en toi comme tu habites en lui, à tes frères appelés comme toi dans le même amour.
Je demande à la communauté des frères du Likès, en ce jour, de t'accueillir comme le Christ.
Nous avons ensemble à faire un chemin de conversion pour laisser transparaître le Christ.
Chaque frère de la communauté doit se sentir responsable et t'aider à grandir dans ton choix de vie! Ils ont balisé l'année en mai dernier pour que la prière de communauté, les temps de rencontres communautaires, les temps de loisirs, les journées de récollection soient aussi des moments forts pour ta formation et ton initiation à la vie de Frère.
Tu peux compter sur eux comme ils s'appuient sur toi!
Uni à eux dans la joie, va vers Dieu en union avec l'Église vivante, attentif au message du sauveur: « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
La communauté des Frères Visiteurs a demandé au frère André Jacq d'être responsable du postulat. Tu le connais et tu sais sa disponibilité. Au nom des frères Visiteurs, je le remercie pour ce service.
Ouvre-toi à l'Esprit du Christ pour vivre la vraie liberté des enfants de Dieu, et tu comprendras que tout pour toi s'achèvera dans l'amour comme tout a commencé dans l'amour.
En cette année Lasallienne au Likès, en ces mois où le district de France entre en préparation de son Assemblée de Chapitre en mettant l'accent sur le sens de la fraternité:
Fraternité entre les Frères, fraternité avec les jeunes, fraternité avec les adultes!
Que la communauté éducative du Likes t'aide aussi à avancer vers le cap que tu te fixes.
Bon vent Christophe! Que Saint Jean-Baptiste de La Salle et tous nos Saints Frères t'accompagnent au long du Postulat! Tu peux compter sur nous!
Vive Jésus dans nos cœurs!

Action de grâce Christophe
Je pourrais reprendre à mon compte une phrase d'un poème de Blaise Cendrars:
Quand tu aimes il faut partir. Alors je suis parti. J'ai croisé sur ma route de grandes lumières, fait des rencontres importantes et accepté ce qui m'arrivait, de bon comme de moins bon:
Un chef d'établissement qu'on appelait la comtesse et qui m'a inscrit d'office à un stage pédagogique, je ne la remercierai jamais assez.
Un petit jeune frère plus très jeune mais tellement attachant.
Un grand frère entré au parti à l'âge où l'on joue encore aux billes.
Un type devenu un ami à qui Lourdes a donné des boutons irritants pour la vie.
Un homme qui n'en était pas mais avait tous les attributs du frère, rondeurs en avant et qui parlant de son séjour en Guinée avec des jeunes m'avait piqué de curiosité.
Un petit bout de femme partie dans l'autre hémisphère faire découvrir à de jeunes filles la misère d'un orphelinat.
Un chef d'établissement qui m'a introduit dans le milieu et qui depuis est devenu un ami.
Ma famille, ma grand-mère.
Des livres, ici ou là, Jean Vanier, Jean-Marie Petitclerc, la vie si intéressante de de La Salle, la tribu des prêtres installés au milieu des plus pauvres.
Il y a eu aussi beaucoup de jeunes sur cette route, bien des moments de joie avec eux et dans la difficulté comme dans leurs succès, un enrichissement humain de tous les instants.
Des frères rencontrés à Reims, Angers ou ailleurs et qui souvent, me racontant des morceaux de leur vie, répondant à mes questions parfois personnelles, m'ont ébloui par leur parcours.
Ce voyage aux JMJ à Sydney, caillou resté coincé dans ma chaussure.
Enfin mon arrivée à Quimper, cette présence des frères au quotidien, celui avec qui j'ai fait 3 séjours au Burkina Faso.
Il y a aussi Celui qui m'a appelé un jour au détour d'une phrase sur un cahier et que je n'ai pas fini d'aimer,
On m'a dit: pourquoi tu ne ferais pas ceci. J'ai souvent répondu pourquoi pas! Aujourd'hui, pour la première fois, personne ne me demande rien, je suis seul devant cette question: Et si j'entrais chez les frères?
J'ai fait ce choix d'essayer, de parier sur un avenir avec eux, de prendre un nouveau départ.
Non pas pour me fiancer avec je ne sais qui, n'en déplaise au grand patron de cette maison, mais pour me marier avec une œuvre, un Esprit, une fraternité, une vie tout simplement.
Je vous remercie d'être là, de continuer à être des cailloux sur le bord de ma route, de grands menhirs ou de petites pierres colorées.
Si quand on aime il faut partir, alors je suis sur que l'on ne part jamais seul. Grand merci à vous.
Mot du Frère directeur

Mot de Yann Le Gall, représentant un groupe d'élèves

Nous voulons ce soir remercier Dieu pour monsieur Jollivet et son engagement, qui ne nous a pas trop surpris puisque nous l'appelions déjà sympathiquement père Jollivet. Monsieur Jollivet est un professeur juste, serviable, à l'écoute des élèves. Il prend le temps d'expliquer. Nous sommes content d'être là ce soir. Nous lui souhaitons bonne chance pour devenir frère.
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1. Ta Parole, Seigneur Dieu, l’a brûlé comme un feu : S’offrir, tout donner sans réserve, et se perdre soi-même Pour mieux suivre Jésus Christ.
sont captifs de la nuit ! Il va leur porter ta lumière, leur ouvrir sur la terre un chemin de liberté.
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partager sa mission Ensemble ils vivront l’Evangile, audacieux dociles à l’Esprit qui les conduit.
dans l’essor de la vie ; heureux qui entend son message, allumant une flamme pour les hommes d’aujourd’hui.; |
Après la célébration...








